Forces et faiblesses
L’étude diagnostique réalisée par les enquêteur d'ACDEC indiquait que 74% des ménages utilisaient le bois de chauffe pour assurer la cuisson des repas
Il fallait donc mettre en place un système pour réduire la pression sur les ligneux en octroyant aux femmes des outils peu exigeants en bois de chauffe.
Le transfert de compétence s'est effectué avec la collaboration avec ICD-Afrique et les services techniques.
L’équipe de projet a conduit les activités dans le respect strict des dispositions réglementaires.
Les modèles mis en place garantissent la conservation des palétuviers tout en procurant des avantages économiques
Grâce à cela, aujourd’hui, les femmes regroupées autour de l’union locale à Fimela et de la FELOGIE à Dionewar, disposent de capacités techniques et à l'aptitude de conduire le programme.
Perspectives
La production a fourni 1 882 kg d’huitres fraiches estimés à 11.328.000 FCFA.
Cette enveloppe a permis à 150 femmes collectrices de développer des activités génératrices de revenus et de mettre en place un système d’épargne solidaire.
Très importantes, ces réalisations sont de nature à appuyer les facteurs favorables à l’autonomie économique des femmes sur les bases de l’accès aux ressources nécessaires et de l’amélioration de leur conditions de vie.
Ensemencement d'arches
L’organisation des acteurs autour de la filière a abouti à la création des GIE DIALKI DIEG, Femmes Fimela et Développement et BOKKU DIOM.
Afin d’assainir le secteur et de définir un mode d’exploitation des ressources partagées, ces structures ont intégré l’Union des Groupements de Femmes Transformatrices de Fimela (GFTF).
Un plan d’aménagement pour une gestion rationnelle des coquillages est validé par les acteurs sous la supervision du service des pêches.
Sur chaque site, l’espace ouvert à l’exploitation est contigu à une aire de repos biologique de 04 ha, intégralement protégée.
En six mois de collectes, la quantité moyenne de coquillages sur 39 ha de vasière est estimée à 23.6 tonnes correspondant à 2.95 tonnes d’arches.
Une cogestion pertinente
À raison de 3 000 FCFA le kilogramme, le chiffre d’affaires est de 8 850 000 FCFA : suffisant pour montrer la pertinence de l’activité surtout en matière de durabilité fondée sur une collaboration intelligente entre les communautés bénéficiaires et les services techniques locaux.
Ce modèle de cogestion est une réponse à la lutte contre l’exploitation anarchique des ressources halieutiques.
Et le projet entend renforcer cette dynamique de préservation de façon toujours inclusive pour asseoir un label de production.
C’est une forme de conservation des ressources halieutiques qui garantit une satisfaction socio-économique et une bonne préservation de l’écosystème marin.
Témoignages
Fatou
Léontine
Sidi