Accompagnements en intrants et matériels
Dans une logique de dynamique communautaire, ACDEC a déployé d'énormes moyens matériels pour garantir une bonne saison agricole.
Ainsi des semences ont été distribué à l'ensemble des producteurs comme le mil, l'arachide et le niébé, des pépinières d'arbres fruitiers mais également pour les cultures de contre saisons comme la salade, le choux, le piment, d'oignon, concombre, gombo, aubergine...
Celles-ci sont essentiellement cultivées dans les champs et surtout au niveau des fermes agro écologiques.
Du fait de la modification des systèmes alimentaires, elles sont aujourd’hui largement utilisées loin de leurs zones traditionnelles de consommation pour se retrouver dans les marchés urbains et semi-urbains.
Jusqu’ici considérées comme cultures vivrières elles ont souvent peu bénéficié de programmes structurants pour développer les filières.
Dans cet même ordre d'idée l'association a mis en place des puits et des mini forages pour appuyer dans l'irrigation au niveau des périmètres maraichers.
Les bonnes pratiques agricoles
Le projet ACDEC place la promotion de l’agro écologie au cœur de ses orientations stratégiques. A chaque saison, des formations se tiennent au profit des jeunes et des femmes dans les périmètres maraichers afin d'asseoir une bonne pratique agricole. Des efforts significatifs ont été consentis en termes de formations et de diffusions de bonnes pratiques.
Au total 389 acteurs dont 252 femmes ont été capacités en techniques de défense et restauration des sols et sur les bonnes pratiques agricoles.
En partenariat avec l’équipe de projet, l’école Kaydara et le centre KEUR YAAKAR ont formé plus de 80 jeunes professionnels sur les métiers de l’agro écologie. Ces derniers trouvent de bonnes raisons de rester dans leur terroir et de développer des activités porteuses de croissance.
Création de fermes agro écologiques
Pour jeter les bases d'une politique agricole durable, ACDEC a mis en place des fermes agro écologique dans plusieurs villages de la commune.
Ces fermes, exploitées par des jeunes et des femmes ont pour vocation de réhabiliter les grandes cultures et intégrer de nouvelles pratiques agricoles.
Pendant les différentes phases de formation, le projet accompagne les initiatives et met à contribution ses fermes pilotes comme sites d’expérimentations.
Egalement, les fermes accueillent souvent d’étudiants-stagiaires devant boucler leur cycle académique.
Le niveau de maîtrise des connaissances acquises par le bais du renforcement de capacités est donc satisfaisant chez la quasi-totalité des personnes formées.
L’acquisition et la maîtrise de connaissances constituent un premier niveau d’impact.
Sur un objectif de quatre (04) fermes, le projet est à 75% de niveau de réalisations. Les fermes implantées dans les villages de Fimela, de Baboucar et de Yayem ont la vocation de champ-école et de sites d’exploitations exclusivement consacrés à la promotion de l’agriculture durable et à l’amélioration des conditions d’existences des exploitants.
Elles fonctionnent selon une approche communautaire et promeuvent les couches défavorisées particulièrement les jeunes, les femmes et les personnes en situation d’handicap.
Et au-delà des avantages économiques qu’elles procurent, les fermes restent des espaces d’apprentissage sur les bonnes pratiques agricoles, sylvicoles et pastorales. L’adoption de l’approche agro écologique et la diversification des productions valorisent la complémentarité entre production animale et végétale et améliorent l’alimentation et la nutrition chez les femmes et les enfants. Elles représentent en outre des zones d’attraction des populations déterminées à relever les défis de la souveraineté alimentaire dans leur terroir.
Ces avantages indéniables font que les fermes constituent une base pour asseoir une politique de promotion des exploitations familiales.
Ces formations améliorent les connaissances des producteurs et favorisent une bonne campagne.
Ce qui ne manquerait pas d'avoir un impact positif sur la production.