Au Sénégal, les changements climatiques représentent une contrainte majeure pour le développement agricole.
Cette agriculture pratiquée pendant la saison des pluies est de plus en plus perturbée par les changements climatiques caractérisés par des pluies précoces, des pluies tardives, la diminution des quantités de pluies et l’appauvrissement des sols.
Avec 7.2% du PIB national, l’agriculture est le secteur clé pour booster l’économie sénégalaise, mais aussi un levier pour l’accroissement et l’amélioration de la sécurité alimentaire.
Les différentes spéculations hivernales
Le mil
Le mil céréale la plus cultivé est comme une feuille de roseau ou une tige de maïs et est utilisé pour préparer le couscous, plat principal de la population du delta du Saloum. La récolte de dernier est stocké dans des greniers construits en hauteur pour protéger la récolte de l’humidité et des rongeurs afin d’assurer le ravitaillement presque annuelle des familles. Il peut se garder pendant plusieurs années.
L’arachide
La culture de l’arachide a profondément marqué l’économie du pays. Elle a une dimension sociale importante Plus de 3/3 des agriculteurs de la zone du delta produisent des arachides et on estime qu’un tiers de la population sénégalaise dépend directement ou indirectement de l’agriculture.
Ce produit a fait du Sénégal le premier producteur et exportateur d’huile d’arachide, il demeure le deuxième produit d’exportation, après la pêche. Elle est aussi transformée sur place pour de nombreuses utilisations : huile, savon, détergent, chocolat…
Le changement climatique a bouleversé le système agricole dans le Delta du Saloum avec comme conséquence la vulnérabilité des populations face à la pauvreté. Pour s’adapter à cette situation, les populations ont adopté des techniques de résilience comme entre autre le maraichage en saison sèche.
Le maraichage principalement développé au niveau des fermes agro écologiques et dans de petits lopins familiaux, constitue également une importante solution afin de faire face à la baisse des rendements agricoles.
389 acteurs dont 252 femmes ont reçus des sessions de formation sur les bonnes pratiques agricoles.
Aussi, 03 fermes agro écologiques sont mis en place par le projet ACDEC. Pour régler la récurrente problématique de l’eau au niveau de ces fermes, des ouvrages (puits, équipements solaires et bassins) sont réalisés dans les périmètres arboricoles et maraichers.
Pendant les différentes phases de formation, le projet accompagne les initiatives et met à contribution ses fermes pilotes comme sites d’expérimentations. Egalement, les fermes accueillent souvent d’étudiants-stagiaires devant boucler leur cycle académique.
Le niveau de maîtrise des connaissances acquises par le bais du renforcement de capacités est donc satisfaisant chez la quasi-totalité des personnes formées.
ACDEC appuie avec des semences de qualité et fournit le suivi nécessaire avec l’appui du technicien supérieur agricole du nom de Papin Faye.
Le renforcement des soutiens aux unités de production à petite échelle était également une préoccupation pour l’équipe de projet. . Après des sessions de renforcement de capacité, les producteurs identifiés ont bénéficié d’une dotation en intrants et en matériels de productions.
Dans ces exploitations, les cultures hivernales (céréales, arachide, pastèque et oseille) et de contre saison favorisent la création d’emplois et offrent des opportunités financières aux couches vulnérables du terroir. Ces revenus tirés des exploitations, des ménages parviennent à assurer les charges sociales telles que les frais de scolarité et de couverture médicale des enfants ainsi que les dépenses familiales. Ainsi l’amélioration de la santé et du niveau d’éducation des populations constituent des facteurs de résilience face au changement climatique.
En dehors des fermes, des appuis sont aussi octroyés aux femmes dans le cadre de la riziculture. Des tracteurs sont déplacés à niveau des rizières aux frais d’ACDEC pour le labour des terres avant les semis